Vous êtes ici : Accueil > Actualités > Deux grandes actrices ont tiré leur révérence

Deux grandes actrices ont tiré leur révérence

Hommage à deux grandes actrices qui nous ont quitté récemment : Gisèle Casadesus en septembre dernier, et Danielle Darrieux, ces jours-ci.

Gisèle Casadesus

Née à Paris le 14 juin 1914, premier Prix de comédie au Conservatoire d’Art Dramatique de Paris à l’âge de 20 ans. Elle entre à la Comédie Française et s’exprime sur les scènes parisiennes en interprétant les plus grands auteurs classiques et contemporains (Molière, Marivaux, Annouilh, Ionesco, Roussin,...)
En 1937, sous la direction de Jacques Copeau, au Théâtre-Français, elle joue Asmodée , pièce de François Mauriac. Elle incarne Emmanuelle, ce qui qui lui vaudra d’être nommée sociétaire du Théâtre-Français.


Danielle Darrieux

Née à Bordeaux le 1er mai 1917, Danielle Darrieux obtient son premier rôle à 14 ans dans Le Bal (1931). Elle a enchaîné films et pièces de théâtre, puis fait une rencontre déterminante pour sa carrière d’actrice en épousant le réalisateur Henri Decoin, à qui elle doit ses succès de la fin des années 30. C’est ensuite Max Ophüls qui lui offre de grands rôles : La Ronde (1950), Le Plaisir (1951), Madame de.. (1953). Suivent de fructueuses rencontres avec Claude Autant-Lara pour Le Rouge et le noir (1954), des films avec Denys de la Patellière et Julien Duvivier, enfin avec Jacques Demy pour Les demoiselles de Rochefort (1966). François Mauriac écrivait dans l’une de ses chroniques télévision (On n’est jamais sûr de rien avec la télévision éd. Bartillat, 2008) :

« Ce n’est pas ma faute non plus si le docteur Darrieux, d’origine bordelaise comme moi-même, logeait rue de la Pompe, tout près de l’immeuble que j’habitais durant mes jeunes et fécondes années et s’il choisissait mes verres de lunettes et s’il était le père d’une ravissante petite Danielle qui allait chaque matin avec mes deux filles au couvent de la Tour. Ce n’est pas ma faute si j’entendais mes enfant répéter : « Danielle sait tout faire. Elle fait tout bien. » C’était une merveille. Elle chantait, elle dansait, elle jouait la comédie, ce qui ne l’empêchait pas de coudre, de tricoter, de faire le café comme personne… La voici. C’est elle et c’est une autre. Les femmes aujourd’hui effacent la vie sur leur visage. Elle ne souffre pas qu’on l’interroge. »

C’est d’ailleurs sa petite-fille, Anne Wiazemsky, qui en 2007, lui rendait hommage à travers la réalisation d’un documentaire : Danielle Darrieux, une vie de cinéma pour France 5, dans la collection Empreinte, où elle a accepté de se livrer sous forme la forme d’un portrait.