Vous êtes ici : Accueil > Vie culturelle > Prix François Mauriac

Prix François Mauriac


Vendredi 4 octobre 2019 au Domaine de Malagar, Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine et Jean-Noël Jeanneney, président du jury du prix, remettront le Prix François Mauriac 2019.


Stockholm, le 10 décembre 1952

François Mauriac reçoit des mains du roi Gustave-Adolphe de Suède le Prix Nobel de littérature, qui le récompense pour l’ensemble de son œuvre romanesque. Reconnaissance suprême, certes, mais des troubles politiques au Maroc l’interpellent, et lui font prendre conscience du véritable rôle de l’intellectuel dans son époque.

Il signe d’une plume incisive, dans La Table Ronde, son premier Bloc-notes et écrit : « Ce fut alors que le monde m’accorda sa suprême couronne. Que je pusse prétendre au prix Nobel, cette pensée ne m’était jamais venue. J’en fus secrètement accablé. […] je recevais le prix Nobel le jour et presque l’heure où, à Casablanca, une foule misérable tombait dans le traquenard qui lui avait été tendu. A mon retour, un dossier irréfutable m’était apporté comme une réponse à ma secrète prière au milieu des fastes de Stockholm […] Désormais, je fus engagé. » François Mauriac – Le Bloc-notes, octobre 1955.

Bordeaux, depuis 2002

Créé en 1985 par l’institution régionale, le Prix François Mauriac récompensait initialement des auteurs originaires de l’Aquitaine ou des ouvrages traitant de thèmes relatifs à notre région. Sous l’impulsion du Centre François Mauriac de Malagar et de son président Bernard Cocula, et à l’occasion du 50e anniversaire du Prix Nobel, le Conseil régional d’Aquitaine relance le Prix François Mauriac en 2002.

C’est l’occasion de donner à ce prix littéraire une vocation plus large, en référence à l’engagement de François Mauriac, puisque le jury retient désormais l’ouvrage d’un écrivain de langue française dont la teneur, quel que soit le genre (roman, théâtre, poésie, essai, journalisme), manifeste un engagement de l’auteur dans son siècle, et qui est évocateur de la société de son temps.

Le Prix littéraire François Mauriac est remis chaque année au mois d’octobre, au lauréat par le Président de la Région Nouvelle-Aquitaine.


Composition du Jury du Prix François Mauriac 2019

Jean-Noël Jeanneney
Historien, ancien ministre et Président du jury

Pierre-Henri Arnstam
Président d’honneur d’ALCA, journaliste, documentariste

Évelyne Bloch-Dano
Écrivain, journaliste

Jean-Marie Borzeix
Journaliste, ancien conseiller à la présidence de la BnF

Bernard Cazeneuve
Ancien Premier ministre, avocat

Anne-Marie Cocula
Historienne, présidente honoraire de l’Université Bordeaux Montaigne
Présidente du Centre François Mauriac de Malagar

Paule Constant
Écrivain, professeur à l’Université d’Aix-Marseille

Éric Fottorino
Écrivain, journaliste

Hugues Le Paige
Journaliste, documentariste
Jacques Monférier
Président honoraire de l’Université Bordeaux Montaigne

Tobie Nathan
Professeur émérite de psychologie à l’Université Paris VIII, écrivain

Mona Ozouf
Historienne, journaliste

Jean Touzot
Professeur émérite à l’Université de Paris 4-Sorbonne

Michel Winock
Historien, professeur émérite à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris

Marie-Sylvie Bitarelle, Secrétaire du jury, directrice du Centre François Mauriac de Malagar


Depuis sa relance, le Prix François Mauriac a été attribué à :

- en 2018, Jean-Louis Comolli pour Une Terrasse en Algérie, Éd. Verdier
- en 2017, Tanguy Viel pour Article 353 du code pénal, Éd. de Minuit
- en 2016, Laurence Cossé pour La Grande Arche, Éd. Gallimard
- en 2015, Alain Borer pour De quel amour blessée, réflexions sur la langue française, Éd. Gallimard
- en 2014, Kamel Daoud pour Meursault, contre-enquête, Éd. Actes sud
- en 2013, Jérôme Garcin pour Bleus horizons, Éd. Gallimard
- en 2012, Jean-Noël Pancrazi pour La Montagne, Éd. Gallimard
- en 2011, Jean-Pierre Milovanoff pour Terreur grande, Éd. Grasset
- en 2010, Lionel Duroy pour Le Chagrin, Éd. Julliard
- en 2009, Dominique Fernandez, de l’Académie française, pour Ramon, Éd. Grasset
- en 2008, Annie Ernaux pour Les Années, Éd. Gallimard
- en 2007, Jean-Paul Kauffmann pour La maison du retour, Éd. NIL éditions,
- en 2006, Jean Echenoz pour Ravel, Éd. de Minuit
- en 2005, Pierre Daix pour Bréviaire pour Mauthausen, Éd. Gallimard
- en 2004, Régis Debray pour Le Siècle et le Règle, une correspondance avec le frère Gilles Dominique o.p., Éd. Fayard
- en 2003, Jean-Marie Rouart, de l’Académie française, pour Adieu à la France qui s’en va, Éd. Grasset
- en 2002, Abdelwahab Meddeb pour La maladie de l’islam, Éd. Seuil