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LETTRES DU MONDE : RENCONTRE AVEC MILENA AGUS

Dans le cadre du festival Lettres du monde - Essentiel ! , nous aurons le plaisir de recevoir à Malagar, le dimanche 21 novembre à 16H00, l’auteure italienne Milena Agus pour son dernier ouvrage : Une saison douce , Éd. Liana Levi, 2021, traduit de l’italien par Marianne Faurobert.
Cette rencontre sur le thème De l’intime à l’universel, sera animée par Sylvie Hazebroucq, journaliste littéraire avec le concours de Christel Sabatier pour la traduction ; un apéritif à l’italienne clôturera ce dernier chapitre de la saison 2021 de Malagar.

Copyright : Daniela Zedda


Sur Milena Agus

Milena Agus vit à Cagliari en Sardaigne où elle est née en 1959. Elle est professeure d’italien et d’histoire et enseigne à Cagliari dans un Institut technique. En 2006, Mal de pierres la révèle en France, où elle reçoit le Prix Relay du Roman d’Évasion (2007) ainsi que le Prix Santa Marinella et le Prix Elsa Morante. Traduit en plusieurs langues, le livre est adapté au cinéma par Nicole Garcia, avec Marion Cotillard dans le rôle principal, en 2016.
Au fil des textes, Milena Agus poursuit sa route d’auteure, singulière et libre. De ses romans, elle dit : "C’est ainsi que je vois la vie, misérable et merveilleuse..."


Quelques mots d’Une saison douce

" Il pleuvait à torrents et personne, vraiment personne, n’était prêt à ouvrir sa porte, et surtout pas à ces individus. Oui, il y avait des Blancs parmi eux – les humanitaires qui les accompagnaient – mais ils étaient tout aussi étranges que les autres malheureux, mal fagotés et mal en point. Que venaient-ils faire, ces envahisseurs, dans notre petit village où il n’y avait plus de maire, plus d’école, où les trains ne passaient plus et où même nos enfants ne voulaient plus venir ? Nous nous demandions comment les affronter, où les abriter puisqu’il le fallait. Eux aussi, les migrants, avaient l’air déboussolés. C’était pour ce coin perdu de Sardaigne, ce petit village délaissé, qu’ils avaient traversé, au péril de leur vie, la Méditerranée ? C’était ça, l’Europe ? "

Une saison douce , Liana Levi, 2021, traduit de l’italien par Marianne Faurobert.

" Depuis Mal de pierres, son premier roman traduit en français, en 2007, Milena Agus se place du côté des modestes, et s’installe avec les étrangers que nous sommes tous à tour de rôle. Elle parle avec vitalité de choses graves, privilégie une écriture pétillante pour éloigner les avaricieux du sentiment et tricote pour l’occasion un Noël de « rebuts de l’humanité » qui s’apparente à un conte. Quand vient le printemps et que les jours rallongent, Milena Agus s’assied avec nous sur une chaise de paille, devant la porte. On entend les oiseaux, l’air embaume mais le bonheur n’est qu’un passage, le temps d’Une saison douce. Écartant la mièvrerie, la romancière ne se fait pourtant pas d’illusion sur la nature humaine, généreuse un jour, oublieuse le lendemain. " Christine Ferniot - Télérama


Festival Lettres du monde – Essentiel !

18e édition, du 19 au 28 novembre 2021

ESSENTIEL !

« Il est enfin venu le temps de nos retrouvailles, auteurs, lecteurs, tous réunis pour le plaisir de la découverte, de l’échange. Cette tant attendue 18e édition de Lettres du monde est fière d’accueillir des écrivains qui bousculent la langue et réinventent l’écriture. Riches d’identités culturelles multiples, ils se sont forgés de nouveaux outils pour mieux appréhender, raconter et penser notre monde. Au coeur de leurs préoccupations, la filiation, l’amour, la famille, la ville, la nature, et ce futur qui s’en vient et qu’il nous faut réenchanter. Les écrivains invités nous racontent des histoires d’ailleurs ou d’ici, des histoires qui nous ressemblent ou pas, mais qui, toutes, ont le pouvoir de nous rassembler. Récits ou fictions, polars ou essais, bandes dessinées ou jeunesse : les livres nous ouvrent au monde, nous donnent le goût de l’autre. La littérature ne connaît ni les genres ni les frontières. Elle est rebelle et nomade, accueillante et bienveillante : libre. Elle nous montre les chemins de la découverte, nous invite à nous réinventer, à imaginer une autre façon d’être soi, d’être aux autres et au monde. Sous ses différents atours, lyrique ou réaliste, politique ou poétique, la littérature est universelle, vivifiante. Essentielle.* »
* Décret du 26 février 2021 : les librairies sont (enfin) classées « commerces essentiels ».

Martine Laval, conseillère littéraire

Site : lettresdumonde33.com

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